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L’ethnopoétique n’a pas vocation à s’enfermer dans un laboratoire et se limiter à des recherches pointues. La tendance actuelle, présente à Paris 7, est d’ouvrir les études de lettres à d’autres disciplines jusqu’à présent séparées, comme le théâtre, le cinéma, la musique et les arts plastiques. D’où des cursus très demandés comme Lettres et Arts, alors que moins d’étudiants choisissent la simple filière « Lettres ». Ce qui nous permet, à Paris 7, de proposer des enseignements déjà pluridisciplinaires d’ethnopoétique au niveau de la 3ème année et du master : nous y faisons une initiation à l’ethnopoétique et une autre aux « théâtres du monde », associant aux mondes antiques, des aires culturelles non occidentales : théâtre indien, théâtre de Bali, théâtre Nô, ou encore poésie touareg, griots africains, contes arabo-persans.

Mais aucun enseignement universitaire ne peut exister sans être accompagné d’un travail scientifique de recherches qui le fonde, le nourrisse et le fasse progresser. C’est pourquoi ce GDR d’ethnopoétique, appelé sans aucun doute à devenir un laboratoire, est indispensable si l’on veut faire de l’ethnopoétique une discipline authentique et non un effet de mode, une illusion rhétorique.